Pérou : Intelligence Économique
Et Environnement Des Affaires
Le Pérou affiche une croissance de 3,3 % en 2024 et en 2025 — une performance solide pour l'Amérique du Sud, portée principalement par un secteur minier en expansion de 27,2 % sur la période.
Les investissements directs étrangers ont atteint 6,9 milliards de dollars en 2024, dépassant la moyenne de la décennie précédente, avec l'exploitation minière (23 %), la finance (22 %) et les communications (18 %) comme premiers destinataires. Le déficit budgétaire s'est resserré de 3,4 % à 2,2 % du PIB entre 2024 et 2025, et l'inflation est revenue dans la fourchette cible de 1 à 3 % de la BCRP. Sur les fondamentaux macroéconomiques, le Pérou tient ses engagements.
Mais la stabilité économique coexiste avec une instabilité politique chronique qui constitue le véritable risque structurel du pays. Depuis 2022, le Pérou a connu plusieurs présidents, deux destitutions par le Congrès, et des protestations régionales récurrentes. En octobre 2025, le président Dina Boluarte a été renvoyé pour corruption présumée ; son successeur José Jerí a lui-même été destitué quatre mois plus tard. Ce cycle de crises érode la confiance des investisseurs, freine les réformes structurelles et maintient le risque-pays à un niveau élevé. La question n'est pas de savoir si l'économie péruvienne peut croître — elle le fait — mais si les institutions peuvent stabiliser suffisamment l'environnement pour que cette croissance se traduise par un développement durable et une attractivité accrue pour les capitaux étrangers.
Le PIB péruvien a progressé de 3,3 % en 2024[BCRP], rebondissant après une contraction de -0,4 % en 2023. Cette performance s'est prolongée en 2025 au même rythme[BCRP], soutenue par une accélération de la consommation privée et des retraits de fonds de pension en fin d'année. L'inflation est revenue dans la fourchette cible de 1 à 3 % fixée par la BCRP[BCRP], après 5,5 % en 2024 et 6,4 % en 2023. Sur le plan budgétaire, le déficit s'est réduit de 3,4 % à 2,2 % du PIB entre 2024 et 2025[BCRP], signalant une discipline fiscale accrue.
Le moteur de cette reprise est cependant concentré sur les secteurs primaires. L'exploitation minière a progressé de 27,2 % en 2024[BCRP], à des niveaux inégalés depuis plusieurs années, portée par des prix de métaux élevés et une amélioration des termes de l'échange. La fabrication primaire a suivi avec +8,3 % et la construction +5,8 %. Les services et la fabrication non primaire ont affiché une croissance plus modérée de 3,2 %. Cette dichotomie révèle la vulnérabilité structurelle de l'économie : un retournement des prix mondiaux des métaux — cuivre notamment — suffirait à réduire significativement le taux de croissance agrégé.
Le marché du travail s'est amélioré en parallèle. Le taux d'emploi adéquat est passé de 54,7 % en 2023 à 59,2 % en 2024[BCRP], et les salaires réels ont progressé de 1,3 % en glissement annuel après -3,4 % l'année précédente. La Banque mondiale note que l'investissement privé a progressé de 10 % en 2025, le rythme le plus rapide en douze ans[Banque mondiale]. Ces signaux sont positifs mais restent conditionnels à la stabilité politique — une constante fragile au Pérou.
L'exploitation minière domine la reprise ; les services restent en retrait.
Le Pérou est l'un des cinq plus grands producteurs mondiaux de cuivre — mais cette force est aussi son principal point de fragilité.
La structure de la croissance péruvienne en 2024 révèle une économie à deux vitesses. Les secteurs primaires — exploitation minière, agriculture et fabrication primaire — ont progressé à des taux nettement supérieurs à ceux des secteurs non primaires. Ce schéma n'est pas nouveau, mais son ampleur en 2024 est marquante : la mine a crû 8,4 fois plus vite que la fabrication non primaire.
L'agriculture a affiché une reprise de 5,4 % après les dommages causés par El Niño en 2023[BCRP]. La construction, portée par des projets d'infrastructure publique et privée, a progressé de 5,8 %. Les secteurs de services et la fabrication non primaire ont crû à un rythme plus modéré, ce qui reflète une demande intérieure encore en phase de consolidation après les chocs inflationnistes de 2022–2023.
Le risque structurel est clair : une chute du prix du cuivre de 20 % ampute mécaniquement la croissance péruvienne de plusieurs dixièmes de point de PIB. La diversification vers les services à valeur ajoutée — fintech, agribusiness d'exportation, tourisme — reste un objectif de politique économique mais n'est pas encore reflétée dans les chiffres de croissance.
La destitution de deux présidents en moins de douze mois révèle une instabilité institutionnelle profonde.
Ce n'est pas une crise conjoncturelle — c'est un dysfonctionnement systémique entre le Congrès et l'exécutif qui dure depuis 2016.
Le Pérou a connu une succession de crises présidentielles qui ont profondément fragilisé la gouvernance. Dina Boluarte, arrivée au pouvoir après la destitution de Pedro Castillo en décembre 2022, a elle-même été renvoyée par le Congrès en octobre 2025 pour accusations de corruption et répression violente des manifestations[Buenos Aires Herald]. José Jerí, nommé président par intérim, a été lui-même destitué quatre mois plus tard. Ce cycle de destitutions répétées — cinq présidents depuis 2016 — n'a pas d'équivalent dans la région.
Des observateurs et des acteurs économiques péruviens qualifient publiquement le Congrès de vecteur de dérives autoritaires et de corruption institutionnalisée. Le New York Times évoquait en 2026 une « tyrannie parlementaire » et une saisie des pouvoirs d'État par le législatif[Latin America Reports]. Ces perceptions alimentent un risque-pays perçu élevé, qui pèse sur les décisions d'investissement à long terme.
Malgré cette turbulence politique, les flux d'IDE ont tenu : 6,9 milliards de dollars en 2024, au-dessus de la moyenne décennale[BCRP]. Les entreprises énergétiques étrangères — TotalEnergies et des membres d'un consortium conduit par Anadarko dans le bassin de Trujillo — ont maintenu leurs engagements[Petroleum Economist]. Cela suggère que le risque politique est intégré dans les modèles financiers des investisseurs dans les secteurs extractifs, mais reste un frein pour les secteurs nécessitant des licences et une coopération réglementaire stables.
À 6,9 milliards de dollars en 2024, les IDE péruviens dépassent la moyenne décennale — mais restent concentrés sur trois secteurs.
La mine, la finance et les communications captent 63 % des IDE ; les secteurs à haute valeur ajoutée restent marginaux.
Le total des IDE reçus par le Pérou a atteint 6,9 milliards de dollars en 2024[BCRP], avec la réinvestissement des bénéfices comme principal moteur. Le Canada est le deuxième investisseur étranger en valeur dans le secteur minier, avec 11 milliards de dollars d'actifs miniers en 2023 et 15,6 milliards de dollars d'investissements directs cumulés sur 25 ans[État américain]. Les projets greenfield évalués à 11,5 milliards de dollars signalent un appétit pour de nouveaux développements.
Trois secteurs concentrent 63 % des flux : l'exploitation minière (23 %), la finance (22 %) et les communications (18 %)[BCRP]. Cette structure reflète les avantages comparatifs du Pérou — richesse en ressources naturelles et marché financier en développement — mais révèle aussi une faiblesse : les secteurs manufacturiers, agricoles et technologiques captent une part limitée des capitaux étrangers. Aucun nom de multinationale ayant réalisé une entrée ou expansion significative en 2024–2025 n'est disponible dans les données publiques, ce qui constitue une lacune notable.
Pour les secteurs prospectifs, les minéraux critiques — lithium notamment — font l'objet d'une attention régionale croissante. Le Pérou figure parmi les destinations potentielles pour les investissements dans les minéraux critiques aux côtés du Chili, du Brésil et de l'Argentine, où 24 % des projets miniers annoncés entre 2005 et 2024 à l'échelle de l'Amérique latine (230 milliards de dollars) concernent ces minéraux[OCDE]. Les perspectives pour le Pérou dans ce domaine dépendent toutefois de l'évolution du cadre réglementaire et de la stabilité politique.
Créer une entreprise au Pérou prend deux à quatre semaines et implique au moins cinq organismes réglementaires distincts.
Le cadre formel est complet et codifié — la difficulté n'est pas l'obscurité des règles, mais leur multiplicité.
La procédure standard de création d'une société au Pérou (Sociedad Anónima Cerrada — SAC, l'équivalent d'une SARL) suit une séquence en neuf étapes : réservation du nom commercial auprès de la SUNARP (30 jours de validité, environ 6 dollars), rédaction et notarisation de l'acte constitutif (80–150 dollars), enregistrement à la SUNARP (60–160 dollars selon le capital), obtention du RUC auprès de la SUNAT, légalisation des livres comptables (environ 50 dollars par livre), et obtention d'une licence municipale d'exploitation[Inde EOI]. La durée totale est de deux semaines pour un dépôt standard, et de trois à quatre semaines pour une mise en conformité complète.
Enregistrement fiscal obligatoire pour toute entité commerciale. Gratuit en ligne pour les résidents. Donne accès à la plateforme de facturation électronique.
Réservation du nom commercial (30 jours) puis enregistrement de l'acte constitutif. Point d'entrée formel pour toute société.
Licence d'exploitation délivrée par la municipalité locale. Obligatoire avant le démarrage effectif des activités commerciales.
Cotisation santé obligatoire de 9 % du salaire brut mensuel par salarié. Enregistrement requis avant le premier recrutement.
Le taux de TVA (IGV) est de 18 % et s'applique à toutes les ventes et prestations de services taxables dès la première transaction[Inde EOI]. L'impôt sur les sociétés est de 29,5 % sur le bénéfice net. La facturation électronique est obligatoire pour toutes les transactions. Ces taux sont comparables à ceux d'autres économies émergentes de la région, sans constituer un avantage ou un désavantage décisif.
Pour les investisseurs étrangers souhaitant obtenir un visa investisseur, un capital minimum de 25 000 dollars est requis, avec l'obligation que 80 % des employés soient péruviens[Inde EOI]. Les licences sectorielles spécifiques — pour les secteurs financier, médical, alimentaire ou des télécommunications — ne sont pas détaillées dans les sources disponibles et nécessitent une vérification auprès de l'organisme sectoriel compétent.
Le coût réel d'un employé péruvien représente 20 à 30 % de plus que son salaire brut affiché.
Le salaire minimum de 1 130 PEN n'est que le point de départ — les obligations légales s'accumulent rapidement.
Le salaire minimum légal est fixé à 1 130 PEN par mois depuis janvier 2026[OCDE], pour une semaine de 48 heures. Ce chiffre place le Pérou dans une fourchette de coût de main-d'œuvre compétitive par rapport aux économies de la région, mais le coût total employeur est sensiblement plus élevé une fois les obligations légales intégrées. Pour un cadre intermédiaire, le coût mensuel total — salaire plus charges — se situe entre 1 000 et 3 500 dollars[Inde EOI].
La participation aux bénéfices est obligatoire pour les entreprises de plus de 20 salariés réalisant un bénéfice imposable. Le taux varie selon le secteur : 10 % pour la pêche, les télécommunications et l'industrie ; 8 % pour l'exploitation minière, le commerce de gros et de détail ; 5 % pour les autres secteurs[Inde EOI]. La CTS (Compensación por Tiempo de Servicios) représente environ 9,72 % du salaire annuel, versée en deux fois en mai et novembre. Ces deux mécanismes — participation aux bénéfices et CTS — sont des éléments distinctifs du droit du travail péruvien qui méritent une attention particulière lors de la modélisation financière d'un recrutement.
Aucune donnée publique disponible ne documente les pénuries de main-d'œuvre par secteur ou par région au Pérou. Cette lacune est elle-même un signal : les tensions sur le marché du travail ne sont pas encore suffisamment documentées par les organismes statistiques officiels pour permettre une analyse sectorielle fine.
Internet touche 79 à 82 % des Péruviens, mais le haut débit rural reste à 13,5 % — un marché à deux vitesses.
Lima concentre l'infrastructure, le fintech et la capacité numérique. Le reste du pays attend.
La pénétration d'internet au Pérou a atteint 79–82 % de la population en 2025, représentant 27,3 à 28,4 millions d'utilisateurs en ligne[OSIPTEL]. Le commerce électronique a progressé de plus de 30 % selon la Chambre de commerce de Lima[Lima CCE]. Les services cloud devraient représenter 38,4 milliards de dollars à l'échelle de l'Amérique latine d'ici 2026[OSIPTEL]. L'adoption de l'intelligence artificielle croît de 22 % par an selon l'Observatoire de la transformation numérique péruvien. Lima concentre plus d'une douzaine de grands centres de données et dix points d'échange internet, ce qui en fait le pôle numérique dominant du pays.
Le contraste urbain-rural est frappant. Le haut débit fixe couvre 38,4 % des foyers urbains, contre seulement 13,5 % des foyers ruraux[OSIPTEL]. Le Pérou totalise plus de 4,9 millions de connexions internet fixes selon l'OSIPTEL, avec des investissements publics en cours pour réduire ce fossé d'ici 2026. L'écosystème fintech compte plus de 250 startups actives[OSIPTEL], faisant du secteur financier numérique l'un des plus dynamiques d'Amérique du Sud après le Brésil et la Colombie.
Le Pérou a rejoint le Digital Economy Partnership Agreement (DEPA) en janvier 2026[MFAT Nouvelle-Zélande], un accord multilatéral promouvant le commerce numérique transfrontalier. C'est un signal politique favorable pour les entreprises numériques cherchant une base d'opérations régionale — mais la réduction de la fracture numérique interne reste la condition préalable à une véritable économie numérique nationale.
Le Pérou est un exportateur de matières premières dont les revenus commerciaux sont exposés aux cycles des prix mondiaux des métaux.
Les termes de l'échange favorables en 2024 ont soutenu la croissance — une inversion des prix du cuivre changerait rapidement cette équation.
Le Pérou est l'un des cinq plus grands producteurs mondiaux de cuivre, d'argent et de zinc. Ses exportations minières dominent la balance commerciale, ce qui signifie que la trajectoire économique du pays est étroitement liée aux cycles des prix des métaux. Les termes de l'échange favorables en 2024 ont contribué à la croissance de 27,2 % du secteur minier et soutenu les recettes fiscales et les réserves de change[BCRP]. Mais cette corrélation fonctionne dans les deux sens.
Le Pérou a signé de nombreux accords de libre-échange — avec les États-Unis, l'Union européenne, la Chine, et d'autres économies d'Asie-Pacifique — ce qui réduit les barrières tarifaires pour ses exportations agricoles et industrielles. L'accord DEPA de janvier 2026 ouvre de nouvelles voies pour le commerce numérique transfrontalier[MFAT Nouvelle-Zélande]. Ces accords offrent un cadre favorable à la diversification des exportations, mais cette diversification reste à concrétiser dans les données de flux commerciaux.
Les données sur les performances logistiques, les opérateurs de transport nommés et l'état précis des projets portuaires et routiers ne sont pas disponibles dans les sources consultées. Il s'agit d'une lacune significative pour une évaluation complète de la connectivité commerciale du Pérou, qui nécessiterait une consultation des rapports de l'Indice de performance logistique de la Banque mondiale et des données de ProInversión sur les concessions d'infrastructure.
Les cinq risques majeurs du Pérou sont connus, mesurables et interconnectés.
L'instabilité politique amplifie les risques économiques structurels — ils ne s'additionnent pas, ils se multiplient.
Le risque politique est le multiplicateur de tous les autres risques au Pérou. Une économie qui croît à 3,3 % par an avec un déficit budgétaire en réduction devrait attirer des capitaux plus diversifiés — mais la destitution de deux présidents en moins de douze mois maintient une prime de risque élevée. Les investisseurs dans les secteurs nécessitant des permis gouvernementaux, des concessions ou une coopération réglementaire durable — infrastructures, énergie, services financiers — sont plus exposés que ceux dans l'extraction minière, qui peuvent structurer leurs accords autour de cadres contractuels internationaux.
La concentration sectorielle de la croissance sur les matières premières constitue le deuxième risque structurel. L'investissement en R&D reste à 0,17 % du PIB[Banque mondiale] — l'un des niveaux les plus bas de la région — ce qui limite la capacité de l'économie à développer des industries à haute valeur ajoutée. La fracture numérique urbain-rural, avec seulement 13,5 % de pénétration du haut débit fixe rural[OSIPTEL], freine l'émergence d'une classe de travailleurs qualifiés en dehors de Lima.
Le risque de change et la volatilité macroéconomique restent modérés comparés aux crises de 2022–2023 : l'inflation est revenue dans la cible et le déficit se réduit. Mais ces progrès sont fragiles — ils tiennent tant que les prix des métaux restent élevés et que la discipline budgétaire est maintenue par un exécutif fonctionnel.
Le scénario de base : une croissance de 3 % maintenue, mais sans accélération tant que l'instabilité politique persiste.
Le Pérou a les fondamentaux pour croître — il manque la stabilité institutionnelle pour accélérer.
Le scénario de base — croissance de 2,5 à 3,5 % maintenue jusqu'en 2028, IDE stables autour de 6 à 7 milliards de dollars par an — repose sur la continuation des prix favorables des matières premières, une discipline budgétaire préservée et une instabilité politique chronique mais sans crise systémique majeure. C'est le schéma des dix dernières années : le Pérou croît malgré ses crises politiques, grâce à la solidité de sa base minière et à l'indépendance opérationnelle de la BCRP.
- Élections 2026 produisant un gouvernement fonctionnel sur toute la législature
- Prix du cuivre maintenus au-dessus de 9 000 $/tonne
- Développement des minéraux critiques (lithium) attirant de nouveaux IDE
- Réformes de l'infrastructure numérique réduisant la fracture urbain-rural
- Continuité de la politique monétaire indépendante de la BCRP
- Prix des métaux stables à des niveaux favorables
- IDE concentrés dans les mines et la finance, sans diversification majeure
- Instabilité politique chronique mais sans effondrement institutionnel
- Prix du cuivre en dessous de 7 000 $/tonne pendant plus de 12 mois
- Nouvelle crise constitutionnelle paralysant les institutions
- Fuite de capitaux vers des destinations régionales alternatives
- Dégradation de la notation souveraine par les agences de notation
Le scénario haussier requiert une stabilisation politique durable — élections en 2026 produisant un gouvernement fonctionnel, réformes structurelles dans l'éducation et l'infrastructure, et un cycle de prix des métaux prolongé. Dans ce cas, la croissance pourrait dépasser 4 % et les IDE se diversifier vers les secteurs numériques et agricoles. L'adhésion au DEPA et le développement des minéraux critiques pour la transition énergétique représentent des catalyseurs crédibles.
Le scénario baissier combine un retournement des prix du cuivre, une nouvelle crise constitutionnelle paralysante et une fuite des capitaux étrangers vers des destinations régionales perçues comme plus stables — Colombie, Chili. Dans ce cas, la croissance pourrait tomber sous 1 %, le déficit budgétaire se reconstituer rapidement et la notation souveraine se dégrader. Ce risque est réel mais reste moins probable que le scénario de base, car les fondamentaux macroéconomiques de la BCRP ont montré leur résilience même lors des pires crises politiques récentes.
Key things to remember
About About this report
Ce rapport analyse l'environnement des affaires au Pérou — fondements économiques, gouvernance, main-d'œuvre, IDE, infrastructure numérique et perspectives à trois–cinq ans.
Destiné aux investisseurs, fondateurs et chercheurs évaluant le Pérou comme destination d'investissement ou de développement commercial.
Ren a synthétisé des données issues du FMI, de la Banque mondiale, de l'OCDE, de la BCRP, de la Banque mondiale, du Département d'État américain et de sources de marché tierces, en privilégiant les sources de niveau 1 sur les sources de niveau 2 et 3.
Les données macroéconomiques primaires couvrent 2024–2025 ; certaines données sur les infrastructures numériques et les coûts de main-d'œuvre s'appuient sur des estimations de 2025–2026, avec des lacunes notées explicitement.
Sources Sources et méthodologie
Recherche menée le 21 Apr 2026. Toutes les statistiques comportent des marqueurs de citation en ligne.
Pénétration internet globale au Pérou — Source A : 79 % de la population (estimation basse) vs Source B : 82 % de la population (estimation haute). Les deux chiffres sont présentés comme fourchette (79–82 %) car la divergence est faible (3 points) et peut s'expliquer par des méthodologies de comptage légèrement différentes ou des trimestres de référence distincts.
Aucune donnée disponible sur les opérateurs logistiques nommés opérant à l'échelle nationale, ni sur l'état précis des projets portuaires et routiers en cours. La section connectivité commerciale est notée MEDIUM en conséquence.
Aucune donnée publique sur les pénuries de main-d'œuvre par secteur ou par région. La section main-d'œuvre ne peut pas analyser les tensions sectorielles du marché du travail.
Aucune donnée sur les licences sectorielles spécifiques (finance, santé, télécommunications) auprès des organismes compétents — INDECOPI, OSIPTEL, SBS. Les entreprises des secteurs réglementés doivent consulter directement ces organismes.
Aucune multinationale nommée ayant réalisé une entrée ou expansion significative en 2024–2025 n'est documentée dans les sources publiques disponibles.
Les données de R&D (0,17 % du PIB) datent de 2020 — les plus récentes disponibles publiquement. Les conditions peuvent avoir évolué.
Moins de 2 sources de niveau 1 couvrant directement la structure détaillée des IDE par secteur pour 2025 — les chiffres 2024 de la BCRP sont présentés comme les plus récents disponibles. La section IDE est notée MEDIUM-HIGH.
Ce rapport est produit à des fins informatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier, juridique ou d'investissement. Toutes les données proviennent d'informations publiquement disponibles à la date de la recherche. Renatus Ventures ne fait aucune déclaration quant à l'exhaustivité ou l'exactitude des données de tiers.